(Focus) Les films qui ont inspiré Fantasyland

Le 07/02/2021 0

Dans Histoires et secrets Disney et Disneyland Paris

Il existe mille et une manières de visiter le « Land de l’enchantement éternel » comme aimait à l’appeler Walt Disney. L’une d’entre elles est un voyage à travers l’Europe des contes de fées, de la France de Charles Perrault, à l’Allemagne des frères Grimm, en passant par l’Italie de Collodi ou encore la Grande-Bretagne de Lewis Carroll. Une autre manière, tout aussi passionnante, est de nous laisser guider par les dessins-animés de Disney, à travers l’histoire du plus célèbre des studios d’animation :

 

Tout a commencé par une souris !

Storybookland canal boats Fantasyland Disneyland Paris

 

Tout comme l’histoire des Walt Disney Animation Studios, nous entamons notre voyage avec celui par qui tout a commencé. Il était en effet naturel que Mickey soit mis à l’honneur à Fantasyland. On le retrouve notamment à Meet Mickey Mouse – Rencontre avec Mickey, en chair et en os, mais également sur grand écran, dans Steamboat Willie, premier cartoon de l’histoire à proposer une bande-son parfaitement synchronisée à l’image, sorti le 18 novembre 1928.

 

De nombreux autres rôles de Mickey sont évoqués dans cette attraction, que ce soit sous forme de films ou de tableaux, réalisés par l’artiste italien Fabrizio Petrossi, grand spécialiste de notre souris. L’un d’entre eux, situé au début de la file d’attente, représente Mickey dans le rôle du Brave Petit Tailleur, qu’il tint en 1938 dans un cartoon inspiré d’un conte des frères Grimm, mis à l’honneur à Sir Mickey’s Boutique. On y retrouve ainsi de nombreux outils et accessoires de couture, bobines de tissus, dés à coudres transformés en luminaires ainsi que ses fameux ciseaux. Cette histoire de chasse au géant y est associée à une autre, celle de Mickey et le Haricot Magique, un moyen-métrage proposé à l’origine dans Coquin de Printemps (1947). De fait, la boutique est envahie par la fameuse plante géante que Mickey tente vaillamment d’escalader.

 

La Vallée Enchantée, où se déroule ce conte, est représentée quant à elle sur le livre géant situé à l’entrée de l’attraction Le Pays des Contes de Fées. Elle est dominée par un magnifique château que l’on pouvait également admirer, sous forme de vitrail, à Princess Pavilion au moment de son ouverture en 2011.

 

Dans cette histoire, Mickey, Donald et Dingo réunis pour l’occasion se retrouvent aux prises avec Willie le Géant, que l’on retrouve à Sir Mickey’s scrutant la boutique à travers une fenêtre ! Quant à son confrère du Brave Petit Tailleur, il finit ce cartoon solidement ficelé, profondément endormi, et son ronflement permet de faire fonctionner toute une fête foraine médiévale – dont un carrousel qui n’est pas sans évoquer celui de Lancelot ! -  en faisant tourner les ailes d’un moulin à vent reliées à une ingénieuse machinerie !

Il n’en fallait pas plus pour poursuivre notre visite de l’autre côté de Fantasyland, dans son quartier dédié à la Hollande, ses canaux et… ses moulins à vent !

Fantasyland Disneyland Paris

Fantasyland Disneyland Paris

Sur les ailes de l'imagination :

The Old Mill est un comptoir de restauration qui trône paisiblement entre « it’s a small world » et  Alice’s Curious Labyrinth. Il s’inspire du Vieux Moulin, un cartoon musical de la collection des « Silly Symphonies » sorti le 5 novembre 1937, emblématique à plus d’un titre. Il faut dire que cette évocation d’un moulin abandonné balayé par une tempête est un véritable chef-d’œuvre en termes de mise en scène, d’effets spéciaux, d’éclairages dramatiques et d’animation. Mais surtout, il s’agit de la première utilisation de la caméra multiplane (dont on peut trouver l’un des trois exemplaires à Animation Celebration) mise au point par les studios Disney afin de donner une profondeur de champ inédite aux images. Autant d’innovations qui seront réutilisées dans les longs-métrages qui suivront, à commencer par Blanche-Neige et les Sept Nains, et qui lui valurent l’Oscar du meilleur court-métrage en 1938.

 

Quant au design du moulin, sur lequel se sont basés les Imagineers de Disneyland Paris, il est l’œuvre de Gustaf Tenggren, un dessinateur d’origine suédoise que Walt avait remarqué notamment pour ses illustrations des contes de Grimm. Il était donc naturel d’y retrouver cette culture européenne qui, de fait, avait sa place toute trouvée à Disneyland Paris !

 

Ce n’est pas la première fois que les Imagineers s’inspirent de ce magnifique cartoon. Dans les années 1950, Bruce Bushman, l’un des designers du Fantasyland de Disneyland Resort, proposa un concept de grande roue reprenant l’esthétique de ce moulin à vent, avec les nacelles au niveau des ailes. Il reprendra même ce concept en 1960 avec de légères modifications. Or, si ce projet ne vit jamais le jour, le vieux moulin figura néanmoins de nombreuses années dans le parc californien dans la partie hollandaise de l’attraction Storybook Land Canal Boats, un voyage à travers un univers en miniature rendant hommage au folklore et aux contes du monde entier. 

Il n’en fallait pas plus aux Imagineers de Disneyland Paris pour intégrer ce moulin iconique dans la zone hollandaise de Fantasyland, et ce dès l’ouverture de la destination en 1992. À l’époque, il abritait déjà un lieu de restauration rapide, The Old Mill, et il n’était pas rare de voir ses ailes tourner. En juin 1993, il fut transformé en attraction, Les Pirouettes du Vieux Moulin, par l’ajout d’une grande roue installée à l’arrière de l’édifice, comme un écho au projet original de Bruce Bushman. L’attraction fermera ses portes en 2002 et aujourd’hui, l’endroit a retrouvé sa destination première, accueillant les visiteurs en quête d’une collation ou d’un rafraîchissement dans un lieu calme et paisible.  

 

Mais saviez-vous qu’il existe à Fantasyland un second moulin inspiré de ce cartoon ? Il se trouve peu après la Tour de Raiponce, dans l’attraction Le Pays des Contes de Fées, qui s’inspire précisément de Storybook Land Canal Boats. On ne pouvait rêver plus bel hommage !

Oldmill

Fantasyland Disneyland Paris

La première Princesse Disney

Tout commence par Blanche-Neige et les Sept Nains (1937), le tout premier long-métrage animé des Studios, évoqué dans l’attraction Blanche-Neige et les Sept Nains, la boutique La Chaumière des Sept Nains et le Pays des Contes de Fées. 

L’une des grandes forces du film tient à son équilibre parfait entre l’émerveillement et la peur, grâce à une animation de haut vol et à des effets spéciaux derniers cris pour l’époque, notamment dans la scène de la fuite dans la forêt et la transformation de la Reine. 

L’organisation de l’attraction et de la boutique reposent sur la même idée. Dans la première, l’émerveillement est présent à chaque fois que nous sommes en compagnie de Blanche-Neige, au début dans la chaumière des Nains ou à la fin avec son Prince. Et pour ce qui est de la peur, elle nous saisit immanquablement lorsque l'on se retrouve, tout comme notre Princesse, perdu dans la forêt, poursuivi par la Reine devenue Sorcière.

Dans le même esprit, La Chaumière des Sept Nains se découpe en deux parties, avec d’un côté, l’inquiétant château de la Reine, qui prolonge le thème de la file d’attente de l’attraction, et de l’autre la fameuse chaumière. Pour rendre cette dernière encore plus chaleureuse, les Imagineers se sont attachés à reconstituer avec beaucoup de respect la scène dans laquelle les animaux font la lessive dans la mare au son de « Sifflez en travaillant », ainsi que la décoration intérieure de la maison. On y retrouve ainsi un grand nombre de détails inspirés du film, comme les outils, les différents ustensiles de cuisine, ou encore les noms des nains sculptés sur les lits. 

La façade de la boutique possède quant à elle sa propre histoire, liée à plusieurs Classiques Disney. À Disneyland Paris, son architecture en forme de beffroi et ses vitraux caractéristiques offrent une transition idéale entre l’esthétique du Château de la Belle au Bois Dormant et celui de la méchante Reine. Pour autant, ils furent envisagés dès 1954 par les concepteurs du Parc californien pour une boutique de vêtements pour enfants baptisée à l’époque Fantasia of Disneyland. Et dans les années 2000, elle devint la Bibbidi Bobbidi Boutique, où les plus jeunes visiteurs peuvent se voir transformés en princesses ou en chevaliers, sous l’égide de la Fée Marraine de Cendrillon.

Blanche neige attraction disney

La chaumiere des sept nains

De la Toscane à la Bavière

En 1940 sortait Pinocchio sur les écrans américains, dont la chanson « Quand on prie la bonne étoile » allait devenir l’hymne Disney par excellence. À Disneyland Paris, on retrouve l’univers du film dans Les Voyages de Pinocchio, à La Bottega di Geppetto, et au Chalet de la Marionnette. Là encore, les Imagineers se sont attachés à reproduire fidèlement l’atmosphère tendre et chaleureuse du film, et notamment de l’atelier de Geppetto, tant dans l’attraction que la boutique, en recréant les horloges et boîtes à musique dessinées à l’origine par Albert Hurter, illustrateur d’origine suisse à qui Walt Disney avait confié le design de nombreux éléments d’inspiration européenne.

Comme pour Blanche-Neige et les Sept Nains et Peter Pan’s Flight, les couleurs des différents personnages de l’attraction ont été aussi particulièrement travaillées afin de s’approcher au plus près des couleurs originales du dessin animé, tout en tenant compte du rendu propre à la lumière noire. 

Plus largement, l’esthétique de Fantasyland s’inspire directement de celle du village de Geppetto. Comme l’a montré l’historien de l’animation Robin Allan, pour le Classique animé, l’illustrateur Gustaf Tenggren s’était largement inspiré de la ville de Rothenburg en Bavière, connue pour avoir conservé intacte son architecture médiévale, et dont il a adapté certains édifices en leur apportant une touche « animée ».  Partant de là, l’Imagineer en charge de Fantasyland Tom Morris et son équipe ont repris ces mêmes principes pour le village de Fantasyland, et notamment le « squash and stretch », cette élasticité qu’ont les personnages, transférée à l’architecture, ce qui donne au visiteur l’impression de se promener à l’intérieur d’un dessin-animé.

 

Les voyages de pinocchio

Variations sur une Fantaisie

Autre chef d’œuvre sorti la même année que Pinocchio, Fantasia, véritable concert animé dont deux segments sont mis à l’honneur à Disneyland Paris. « Une Nuit sur le Mont Chauve », basé sur le poème symphonique de Modeste Moussorgski, est idéalement représenté dans l’univers miniature du Pays des Contes de Fées, fidèle en cela à la vision de Walt Disney qui voyait en Chernabog un immense Gulliver au milieu d’un village lilliputien. À la différence qu’ici, ce sont les visiteurs qui semblent les géants !

 

Et pour ce qui est de la séquence « La Symphonie Pastorale » qui transpose la musique de Beethoven dans un univers mythologique, elle est évoquée dans une scène au début du Pays des Contes de Fées ainsi qu’à Fantasia Gelati, sous la forme d’une fresque à la fois élégante et drôle, sur laquelle Bacchus et les Centaures se régalent des glaces de la boutique. On y retrouve l’esprit des décors originaux du film signés entre autres par l’artiste de légende Ken Anderson, qui s’était inspiré pour l’occasion des paysages idylliques du Lac Majeur. Un vrai paradis sur terre !

 

Chernabog pays des contes de fe es

« Sommes-nous prêts, Casey ? »

Dernier film de cet âge d’or présent à Fantasyland, l’incontournable Dumbo (1941), dont les Imagineers de Disneyland Paris ont repris deux moments mythiques, à commencer par la séquence « Le train du bonheur », que l’on retrouve à Casey Jr. – le Petit Train du Cirque. Mais saviez-vous que Casey était déjà apparu au cinéma avant Dumbo ? Ce personnage iconique figurait en effet quatre mois avant la sortie du film dans Les Secrets de Walt Disney (The Reluctant Dragon), une visite scénarisée des Walt Disney Animation Studios présentant les différentes étapes de la fabrication d’un dessin-animé. Au département des effets sonores, notre visiteur rencontrait une équipe en train de réaliser les bruitages d’une séquence autour d’une gentille petite locomotive. Casey était né !

Dumbo disneyland paris

Casey jr le petit train du cirque

Paquets cadeaux

Les historiens de l’animation ont l’habitude de qualifier de « films d’anthologie » ou « package films » les productions de la période allant de 1942 à 1949 dans la mesure où il s’agit de compilations de courts et de moyens métrages, associant parfois le dessin-animé aux prises de vue réelles. Parmi ces productions, on compte Coquin de Printemps (Fun and Fancy Free, 1947), évoqué plus haut, ainsi que La Boîte à Musique (Make Mine Music, 1946), dans laquelle se trouve Pierre et le Loup, inspiré du conte musical de Serge Prokofiev. Intitulé « A Fairy Tale in Music », ce segment se retrouve tout naturellement transposé en miniature dans Le Pays des Contes de Fées, juste en face de la scène dédiée à Une Nuit sur le Mont Chauve, dont il partage plus d’un trait. En effet, non seulement leurs musiques ont été composées par des compositeurs d’origine russe, mais Pierre et le Loup fut un temps envisagé comme un segment possible pour Fantasia (1940). Prokofiev était même venu aux Walt Disney Animation Studios en 1938 pour présenter son œuvre à Walt. 

 

L’autre dessin-animé de ce type représenté à Fantasyland est Le Crapaud et le Maître d’École (1949), et tout particulièrement le segment « La Mare aux Grenouille » racontant les « exploits » de Crapaud Baron Têtard. Celui-ci est tellement passionné d’automobiles qu’il va jusqu’à échanger son manoir ancestral contre un cabriolet. Volé, qui plus est. Heureusement, il pourra compter sur ses amis fidèles pour le sortir de ce mauvais pas et lui permettre de récupérer son bien ! 

Ce manoir, c’est Toad Hall Restaurant, que l’on peut admirer dans la partie britannique de Fantasyland. Son architecture, dans la plus pure tradition du style « Tudor », reprend celle du film et atteste des nobles origines de notre baron. Quant à la décoration, elle est à l’aune de la personnalité fantasque du propriétaire des lieux. Avez-vous remarqué la girouette juchée sur la tourelle à droite de l’entrée ? Elle évoque précisément cette passion dévorante pour les automobiles qui est au cœur du dessin-animé !

 

 Pierre et le Loup Fantasyland

 Toad Hall Restaurant Disneyland Paris

L’âge d’argent

Cette période de renouveau pour les Walt Disney Animation Studios rassemble les longs-métrages allant des années 1950 à 1967 auxquels Walt a directement participé. Presque tous les dessins-animés de cette période sont représentés à Fantasyland, à l’exception du Livre de la Jungle (présent à Adventureland) et Les 101 Dalmatiens (cité sur Main Street, U.S.A.).

Premier de cette lignée, sorti le 15 février 1950, Cendrillon fut un succès digne de celui de Blanche-Neige et les Sept Nains. À Fantasyland, on retrouve son univers à Princess Pavilion, mais surtout à L’Auberge de Cendrillon. Si le lieu regorge d’allusions au film, les Imagineers se sont particulièrement attachés à reconstituer la tour où elle réside d’après celle du dessin-animé, basée notamment sur des croquis du directeur artistique de légende Ken Anderson.

 

Alice au Pays des Merveilles (1951) tient une place de choix à Fantasyland, autour de deux séquences iconiques du film : la fameuse « Partie de Thé », qui a inspiré Mad Hatter’s Tea Cups et March Hare Refreshments, et la visite des jardins de la Reine de Cœur pour Alice’s Curious Labyrinth. Ces deux séquences ont comme trait commun d’avoir été designées par Mary Blair, figure majeure des Studios, qui avait été remarquée par Walt pour son style à la fois moderne et coloré. Pour Alice au Pays des Merveilles, elle avait eu l’idée d’ajouter des stries au crayon noir sur les haies du labyrinthe, comme un clin d’œil à John Tenniel, l’illustrateur original du roman de Lewis Carroll, apportant ainsi à ce dédale de verdure une texture et un relief qui ne demandaient qu’à être transposées dans le monde réel. On retrouve aussi sa marque dans les motifs qui décorent les tasses de Mad Hatter’s Tea Cups. 

Pizzeria Bella Notte renoue bien évidemment avec la scène culte de La Belle et le Clochard (1955), que l’on retrouve peinte sur l’un des murs, tandis Joe le chef cuisinier et Tony le propriétaire du restaurant, sont représentés sur deux colonnes, l’un apportant des os, l’autre préférant offrir un plat de spaghettis, la spécialité de la maison, à nos deux amoureux !  

 

La Belle au Bois Dormant (1959) est évoqué à la fois dans Le Château de la Belle au Bois Dormant et La Confiserie des Trois Fées. Pour réaliser l’icône du Parc Disneyland, les Imagineers se sont tournés, entre autres, vers Les Très Riches Heures du Duc de Berry, un ouvrage du 15e siècle connu pour ses enluminures et ses miniatures, dont s’était également inspiré Eyvind Earle, le directeur artistique du film. Ce dernier en a tiré un style à la fois très détaillé, riche de nombreuses références historiques, et très géométrique, que l’on retrouve notamment dans la taille caractéristique des arbres autour du Château de Disneyland Paris. 

Quant à Merlin L’Enchanteur, héros du film éponyme de 1963, on peut visiter sa boutique dans le Château de la Belle au Bois Dormant, remplie de toutes sortes d’objets d’époques diverses, aussi délabrée que sa chambre du château d’Hector.  Et pour ce qui est de l’épée mythique qui sera délogée de l’enclume par le futur Roi Arthur, on la retrouve dans la Cour du Château ainsi qu’au Pays des Contes de Fées. 

Alice’s Curious Labyrinth Disneyland Paris

Restaurant Pizzeria Bella Notte  Disney

La Confiserie des Trois Fées Disneyland Paris

Un nouvel âge d’or

Si Fantasyland fait la part belle aux films de Walt Disney, les Imagineers n’ont pas pour autant oublié les productions plus récentes, et notamment celles de la Renaissance de l’animation Disney, initiée en 1989. C’est au Pays des Contes de Fées, ouvert le 26 mars 1994, que ces nouveaux classiques font leur apparition à Fantasyland.  C’est là qu’on peut retrouver La Petite Sirène (1989), et tout particulièrement le château du Prince Éric, réalisé d’après le design original du directeur artistique Michael Peraza, qui avait imaginé ce château aux formes originales, toutes en rondeur, et aux couleurs délibérément méditerranéennes.

De La Belle et la Bête (1991), seul film d’animation de l’histoire à avoir été nommé à l’Oscar du Meilleur Film, on peut admirer non seulement le village, mais également le château de la Bête, deux décors qui doivent beaucoup aux superbes études préliminaires de Hans Bacher, futur directeur artistique de Mulan (1998).

Quant à la tête de tigre qui nous permet d’accéder à la Caverne aux Merveilles d’Aladdin (1992), elle constitue une étape décisive dans l’histoire de l’animation dans la mesure où il s’agit, avec le Tapis Volant, du premier personnage entièrement animé par ordinateur.

Et nous terminons avec Raiponce (2010) et sa tour iconique. Une première version était présente dès l’ouverture de l’attraction, mais elle fut remplacée en 2010 par une nouvelle, plus fidèle au design de Dave Goetz et Dan Cooper pour le film. Elle trône juste au-dessus de la vallée où se trouve la chaumière de Blanche-Neige, comme si le temps et l’espace entre ces deux Classiques n’existaient plus. Et c’est bien là toute la magie de Fantasyland…

La Belle et la Bête Chateau la Bete Disney

Chateau Raiponce

Caverne aux Merveilles Aladdin Disney

Attractions Histoires et secrets Lands

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